Cacao et café présentent de nombreuses similitudes. Tous deux sont essentiellement consommés dans les pays riches des latitudes tempérées alors qu'ils proviennent de fruits de petits arbres qui ne poussent que dans le monde tropical. Parmi les produits agricoles, ils constituent également ceux dont la part de la production destinée au marché mondial est la plus élevée, environ les trois quarts dans les deux cas. Leurs cours mondiaux continuent enfin à être marqués par de fortes fluctuations, d'autant plus que les accords internationaux qui devaient les encadrer ont perdu toute efficacité économique.
1. Les origines du cacao
Le cacaoyer (Theobroma cacao L., famille des Malvaceae) est un petit arbre de 5 à 8 mètres de hauteur originaire d'Amérique centrale et du Sud. Les variétés cultivées se répartissent entre trois groupes : Criollo (arbres produisant un cacao fin et aromatique, mais peu cultivés aujourd'hui à cause de leur sensibilité aux maladies) ; Forastero (plus de 80 p. 100 de la production mondiale) et Trinitario (hybrides de variétés des deux autres groupes, 10 à 15 p. 100 de la production mondiale). Le cacaoyer entre en production au bout d'environ quatre ans et peut vivre plus de cinquante ans, même si sa période de plein rendement se place entre dix et trente ans, ce qui coïncide assez bien avec la période de vie active d'un planteur. Il est toutefois fréquent que, comme dans le cas des caféiers, les plantations réalisées lors de périodes de cours élevés arrivent en pleine production dans des périodes de cours déprimés, contribuant ainsi à accroître cette dépression.
Les fruits du cacaoyer, appelés cabosses, poussent, à la suite des fleurs, directement sur le tronc ou sur les branches principales (cauliflorie). Elles contiennent des dizaines de graines rassemblées en épis, les fèves de cacao, riches en amidon et en matières grasses, et qui renferment aussi deux alcaloïdes : la théobromine, diurétique et stimulante, et la caféine (en plus faible quantité que le café). Après torréfaction, concassage et élimination d […]
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