2. Vie économique
En 1990, l'économie ne résiste pas aux coups de boutoir que constituent la désintégration du Conseil d'assistance économique mutuel (C.A.E.M., qui absorbait 80 p. 100 des échanges extérieurs de la Bulgarie), la crise du Golfe et les incohérences politiques. Les denrées de première nécessité sont rationnées en hiver. Le 11 octobre, l'annonce du plan des « 100 jours », destiné à libéraliser l'économie, coïncide avec celle d'une première aide de la C.E.E.
Le 1er février 1991, le Parlement vote une loi permettant la restitution à leurs anciens propriétaires des terres qui avaient été collectivisées de force entre 1946 et 1949. La discipline, prix à payer pour l'aide internationale, est maintenue.
En 1993, les conséquences de l'embargo imposé à la Yougoslavie s'ajoutent aux difficultés du pays. En novembre, le ministre des Finances, Stoïnan Alexandrov, déclare qu'à défaut de mesures urgentes le pays est exposé à l'hyperinflation et à une catastrophe imminente.
La Bulgarie adhère à la zone économique de la mer Noire, qui inclut la Turquie et plusieurs républiques d'Asie centrale.
En 1994, la Bulgarie connaît un ralentissement de la transition vers l'économie de marché principalement dû à la paralysie du processus de privatisations. Seul point positif, le gouvernement conclut, le 29 juin, avec trois cent trente-six banques, un accord de rééchelonnement de sa dette extérieure.
En 1995, le pays renoue avec la croissance, pour la première fois depuis cinq ans. Toutefois, la lenteur des réformes explique la persistance des déficits publics ainsi que les taux d'inflation et de chômage élevés. Cette situation provoque la suspension des négociations avec la Banque mondiale et le report de l'octroi par le F.M.I. d'un nouveau crédit stand-by.
Le 15 mai, le Premier ministre Jan Videnov présente un plan quadriennal de développement qui prévoit l'accélération des privatisations et la lutte contre l'inflation et le chômage. Un vaste programme de privatisations est engagé, les premières cessions étant prév […]
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