Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

BRÛLURES

Page précédente Page suivante

2.  Évolution clinique et biologique des brûlures graves

Après une phase d'agitation, parfois de délire, s'installe un état de choc avec ses signes généraux classiques. Le tableau clinique comporte l'hypotension, le pouls imprenable, l'hypothermie, l'anurie, parfois des vomissements sanglants (un tubage gastrique ramène presque toujours du sang dans les cas graves). Il est accompagné de désordres biologiques : l'hémoconcentration, l'hyperazotémie, l'abaissement du pH (acidose) avec hyperlactacidémie, l'abaissement de la pression en CO2 et de la réserve alcaline. Si une thérapeutique précoce a permis de dépasser le stade du choc initial, s'installe une phase qui est dominée d'abord par le fonctionnement rénal, puis par ce qu'on peut appeler un état de choc chronique au cours duquel la fragilité du malade est considérable, l'infection menaçante, l'équilibre azoté difficile à maintenir, la réparation des plaies lente, la prise des greffes parfois décevante.

Le stade précoce du choc dépend de deux sortes de facteurs. Les premiers sont avant tout locaux.

De nombreuses substances (bradykinine, histamine, sérotonine) libérées dans la circulation peuvent avoir à distance des effets vasomoteurs défavorables. Mais surtout les polypeptides libérés par la brûlure, ou par les germes qui l'infectent en surface, devront être détoxifiés par le foie. Comme après toute agression importante, le système adréno-sympathique est excité et libère des catécholamines. Celles-ci vont produire une vaso-constriction dans les organes abdominaux qui, combinée à la spoliation de la masse sanguine, provoque une déficience de la circulation dans les reins (exclusion cortico-rénale), le foie (chute du débit hépatique), l'intestin (infarctus intestinaux). D'où difficulté pour le foie de détoxifier (par gluco- ou sulfo-conjugaison) et pour le rein d'excréter convenablement ces produits toxiques. Enfin, les perturbations de la circulation hépatique diminuent les possibilités pour le foie de retransformer l'aci […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« BRÛLURES » est également traité dans :

ÉLECTROCUTION

Écrit par :  René NOTO

… *En toute rigueur, il convient de définir l'électrocution comme étant l'accident suivi de mort et l'électrisation comme l'accident suivi de survie plus ou moins longue. Les accidents électriques se répartissent en trois catégories, selon les circonstances où ils se produisent : – a ccidents domestiques, dus à des courants de basse… Lire la suite
GREFFES DE TISSUS CUTANÉS

Écrit par :  Jean THIVOLET

…  fraîchement excisées procurent un lit optimal pour recevoir des greffes d'épiderme de culture. La *couverture des larges surfaces brûlées représentant plus de 50  p. 100 de la surface corporelle a un effet immédiatement favorable et contribue de manière décisive à permettre la survie et la guérison à long terme de ces grands brûlés. Lire la suite
HISTOCOMPATIBILITÉ

Écrit par :  Jean DAUSSETDavid GRAUSZ

…  lymphocytaire généralisée. Tissus. Il s'agit des greffes de peau (pour les grands* brûlés), de cornée et de valves (en cas d'insuffisance cardiaque). Les remplacements de tissu peuvent ainsi sauver une vie. Des méthodes in vitro pour générer une surface suffisante de peau à partir de quelques millimètres carrés existent. En… Lire la suite
PHARYNX

Écrit par :  Marcel AUBRYBernard MEYER Universalis

Dans le chapitre "Rétrécissements cicatriciels"  : …  Les rétrécissements cicatriciels postcaustiques sont dus à des *brûlures graves, surtout par la soude caustique, associées à des délabrements importants de l'œsophage. Les séquelles de ces brûlures sont non seulement la dysphagie progressive, mais également les troubles vocaux et respiratoires dus aux lésions du vestibule laryngé associées. Le… Lire la suite
RÉGÉNÉRATION ET CICATRISATION

Écrit par :  Alan H. CRUICKSHANKAndré PARAFCatherine ZILLER

Dans le chapitre "Cas des plaies étendues"  : …  borde la plaie (fig. 6), n'est pas inépuisable malgré son épaisseur, d'où l'utilité des greffes. *Dans les brûlures, l'épithélium des glandes sudoripares, qui se trouvent souvent dans le tissu adipeux sous-cutané et survivent à la brûlure, peut contribuer notablement à la cicatrisation. Celle-ci peut être accélérée par greffe d'un épithélium,… Lire la suite

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média