6. Éradication des brucelloses
La prophylaxie sera assurée chez l'homme par des mesures d'hygiène tant générale que personnelle : pasteurisation et contrôle bactériologique du lait, éviction des fromages frais, dépistage des animaux infectés, hygiène des étables. La vaccination humaine est encore en cours d'étude. La véritable prophylaxie doit viser à supprimer le réservoir animal de brucellose : dépistage systématique de l'infection chez les vaches laitières, les ovins et les caprins, par une réaction collective effectuée sur le lait (épreuve de l'anneau) et par sérodiagnostic individuel, abattage ou isolement et surveillance des animaux malades, vaccination, exigence d'une patente sanitaire et surveillance des animaux importés.
En 1978, la France a pris de sévères mesures de lutte contre la brucellose (arrêté ministériel du 12 juin 1978) afin d'éliminer la brucellose bovine et caprine, et de limiter l'incidence de la brucellose ovine. Ces mesures (augmentation des opérations de diagnotic, des indemnités d'abattage et des vaccinations) doivent permettre à la France de tenir ses engagements vis-à-vis de la C.E.E., c'est-à-dire de réduire la brucellose à un taux d'infection inférieur ou égal à 1 p. 100 du cheptel.
Il faut préciser aussi que tout cas humain de brucellose doit être obligatoirement déclaré aux autorités sanitaires afin qu'une enquête épidémiologique puisse être effectuée.
Cette lutte n'est possible qu'au prix d'un effort économique important et d'une large éducation du public.
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