Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Chiffres du Monde Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

BRETAGNE

Page précédente Page suivante

2.  De la préhistoire à nos jours

  Mythes et réalités

Les limites de la province ont été tellement stables depuis le xe siècle que l'on considère d'ordinaire la configuration de la province comme le résultat, quasi inévitable, d'une évidente nécessité géographique. C'est oublier le caractère artificiel des frontières orientales de la Bretagne. C'est, plus encore, sous-estimer l'hétérogénéité fondamentale du pays. Les liaisons terrestres ont été des plus précaires jusqu'au xviiie siècle. L'expression géographique « Bretagne » recouvre non seulement l'opposition classique de la Haute-Bretagne, de la Basse-Bretagne et du pays nantais, mais encore l'existence prolongée d'une multitude de petits « pays », tournés vers la mer beaucoup plus que vers le terroir voisin. La langue elle-même ne simplifie pas les relations humaines. Le breton a certes atteint au ixe siècle une limite jalonnée à l'est par les villes de Dol, Montfort, Donges et Pornic. La rapidité du recul de la langue bretonne dès le xe siècle, qu'on ne peut imputer à la seule aristocratie locale, permet de supposer que son implantation en Haute-Bretagne n'a jamais été très solide. Au surplus, du Trégorrois au Vannetais, les dialectes locaux n'ont cessé de se différencier, constituant ainsi plutôt un facteur d'opposition que d'unité. La mythologie romantique a voulu expliquer cette fragmentation péninsulaire par l'existence d'une « forêt centrale », reste de la « forêt primitive », lieu d'élection de tous les enchantements et de tous les sortilèges de la forêt de Brocéliande. Mythe littéraire d'autant plus tentant qu'il serait la source du « cycle breton ». Mais, dès l'époque romaine, il n'y a plus de forêt centrale, et même si elle a repris quelques terrains à la faveur des troubles et des invasions, il n'existe aucun moyen, pour l'heure, d'en vérifier, d'en mesurer l'ampleur réelle – qui a dû être faible. Quant au « cycle breton », il est, pour l'essentiel, gallois et d'outre-Manche. Les apports bretons ne semblent que très […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 18 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« BRETAGNE » est également traité dans :

AMOCO CADIZ MARÉE NOIRE DE L' (16 mars 1978)
ANNE DE BRETAGNE (1477-1514) duchesse de Bretagne (1488-1514) et reine de France
BAGAUDES RÉVOLTE DES
BREST
CADOUDAL GEORGES (1771-1804)
CARNAC ALIGNEMENTS DE
CHARLES VIII (1470-1498) roi de France (1483-1498)
CHOUANNERIE
CONGÉABLE DOMAINE
CORNOUAILLE
EUROPE - Géographie
Dans le chapitre "Le climat océanique"
FRANCE (Le territoire et les hommes) - Données naturelles
Dans le chapitre "Un relief morcelé"
FRANCE (Histoire et institutions) - Naissance d'une nation
Dans le chapitre "Naissance des grandes principautés territoriales"
FRANCE (Histoire et institutions) - Formation territoriale
FRANÇOIS II (1435-1488) duc de Bretagne (1458-1488)
GRALL XAVIER (1930-1981)
HÉLIAS PIERRE-JAKEZ (1914-1995)
HERMINE, héraldique
LÉON, Bretagne
LORIENT
TORREY CANYON MARÉE NOIRE DU (1967)
MARÉES VERTES
PAPIER TIMBRÉ RÉVOLTE DU (1675)
QUIMPER
RENNES
ROHAN LES
SAINT-BRIEUC
SAINT-MALO
SUCCESSION DE BRETAGNE GUERRE DE LA (1341-1365)
Suite Sudarmoricaine, STIVELL (Alan)
TRÉGORROIS ou TRÉGOR
VANNES
VANNETAIS
VÉNÈTES
YS

Afficher la liste complète (35 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Bretagne Côte sauvage en Bretagne Rade de Brest

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2013, Encyclopædia Universalis France. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média