Graveur français de l'époque de Louis XIII, que Léon Rosenthal (Gazette des beaux-arts, 1911) a, le premier, revalorisé. Le caractère moderne, extrêmement séduisant, de l'œuvre de Pierre Brébiette résulte de la grande liberté de style et de composition avec laquelle il a traité les thèmes mythologiques, placés généralement dans de petites frises de quelques centimètres de côté. Son humour et son invention, son goût pour le mélange des genres et les négligences expressives peu goûtées de son temps peuvent être qualifiés aujourd'hui de « romantiques ». Sa verve baroque, mouvementée et sensuelle, est tempérée, selon Rosenthal, par une « désinvolture narquoise » qui incite à penser qu'il « n'a pas été dupe de l'emphase imposée par la mode » de son temps. Son dessin, généralement bien construit, garde donc une spontanéité et une fraîcheur surprenante à l'époque de l'élaboration des « règles ». Il aime et il imite la pointe aérée, « impressionniste », des Vénitiens — Palma, Véronèse, Bassano —, qu'il a copiés dans quelques grandes planches ; il a sans doute apprécié et tiré la leçon des études naturalistes, et parfois triviales, des Carrache. Selon Rosenthal, il aurait peut-ê […]
