Le Land de Brandebourg couvre 29 476 kilomètres carrés et comptait 2 574 500 habitants en 2004. Sa capitale est Potsdam (130 435 hab. en 2002). Après avoir été supprimé en 1952, comme les quatre autres Länder orientaux, il a été rétabli dans son statut en 1990, lors de la réunification allemande. Il correspond aux anciens districts (Bezirke) est-allemands de Potsdam, Francfort-sur-l'Oder et Cottbus. La ville de Berlin se trouve au centre de son territoire. Alors que la densité moyenne de population est de 230 hab./km2 en Allemagne, elle peut tomber à moins de 50 dans le Brandebourg.
Le Brandebourg appartient à la grande plaine de l'Allemagne du Nord, héritière des glaciations quaternaires. Sa limite méridionale correspond au bourrelet du Fläming formé par les moraines saaliennes ; sa limite nord correspond aux collines, « vistuliennes », du Mecklembourg. Entre ces deux zones un peu plus montueuses, le Brandebourg est un pays extrêmement plat où alternent de larges fonds de vallées mal drainées mais fertiles, héritiers des puissants chenaux proglaciaires (Urstromtal), et des interfluves de sables glaciaires aux sols fort ingrats, très largement laissés aux boisements de pins. Le plus méridional de ces chenaux, le Speewald, abrita la minorité slave des Sorabes, regroupés aujourd'hui autour de Cottbus. Les régions sableuses portent des cultures de seigle et de pommes de terre ; les grandes vallées, et notamment l'Oderbruch, se consacrent aux cultures maraîchères destinées à Berlin. L'agriculture biologique y est proportionnellement plus importante que dans le reste de l'Allemagne.
La proximité de la capitale du Reich avait été préjudiciable au développement de centres économiques autonomes, mais avait favorisé de longue date certaines industries : outre celle des matériaux de construction, des aciéries et laminoirs, sur le canal de l'Oder à la Havel (Hennigsdorf), à Brandenburg, ou encore à Magdebourg. La R.D.A., privée de l'acier de la Ruhr et de la Silésie, avait tenté de développer dans cette région, après la guerre, une sidérurgie reposant sur des ressources nationales et une technique originale (bas fourneaux de Calbe) avant de construire le grand complexe de Eisenhüttenstadt (anciennement Stalinstadt) ; celui-ci fonctionnait avec du fer soviétique et du coke polonais et faisait figure de symbole de la coopération entre les divers pays socialistes d'Europe orientale, tout comme le complexe pétrochimique de Schwedt, lui aussi situé sur la « frontière de l'Amitié » (l'Oder) et alimenté par l'oléoduc du même nom.
Le passage à l'économie de marché entraîne un certain nombre de conséquences : le Brandebourg doit lutter contre le chômage (des habitants émigrent dans les Länder occidentaux pour y chercher du travail), moderniser les infrastructures, rationaliser les entreprises et lutter contre la pollution.
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