3. Rites et coutumes religieuses
Bien que le sacrifice solennel régresse, on lui conserve théoriquement une place dans la vie religieuse, mais, en fait, c'est l'existence quotidienne qui est scandée d'une multiplicité de rites et d'observances.
La personne du brâhmane, membre de la caste sacerdotale, continue de dominer la société brahmanique ; il est l'être pur par excellence, qui doit plus qu'aucun autre se garder de tout contact impur.
Les deux catégories suivantes, celle des kṣatriya (guerriers) et des vaiśya (artisans ou cultivateurs), fragmentées elles-mêmes en une quantité de sous-castes, bien plus vivantes que la classification idéale en quatre castes des traités juridiques, composent avec les brâhmanes l'ensemble de ce qu'on nomme les deux-fois-nés (dvija), l'initiation religieuse tenant lieu de deuxième naissance. Soumis à une multitude de rites (saṃskāra, traduit approximativement par sacrement), qui ponctuent leur existence depuis la conception jusqu'après la mort, ils se meuvent dans un réseau d'obligations et de règlements dont un grand nombre s'exécutent autour du feu domestique : ainsi, dans la cérémonie du mariage, la jeune fille, menée par le fiancé, tourne autour de ce feu. Épouser se dit d'ailleurs en sanskrit pari-NI, conduire autour.
Quant au rituel funéraire, fort compliqué, des textes plus tardifs, comme les purāṇa, rejoignent à peu près ce que prescrivait la tradition antérieure.
La vie quotidienne comporte elle aussi bien des observances ; la plus connue est celle des trois hommages rendus aux trois articulations (saṃdhyā) de la journée. Débutant par des rites de purification avec l'eau, la cendre ou les produits de la vache, ils se poursuivent par des récitations de mantra (formules d'origine védique) et les invocations au soleil. L'oblation au feu reste un devoir quotidien imposé aux chefs de famille (gṛhastha) des trois classes de deux-fois-nés ; pour l'accomplir on utilise encore les mêmes objets rituels qu'aux époques précédentes : cuillères ou récipients variés.
En ou […]
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