3. La population : pleins et vides
• Les axes urbanisés dynamiques
L'axe du Val-de-Saône, entre Dijon et Mâcon, rassemble à lui seul près de 40 p. 100 de la population, et trois des quatre principales aires urbaines (agglomérations et communes périurbaines) s'y localisent : Dijon (agglomération : 237 000 habitants, aire urbaine : 312 000), Chalon-sur-Saône (76 000 et 118 000) et Mâcon (47 000 et 84 000), ensembles urbains auxquels on peut ajouter celui de Beaune, plus petit (22 000 et 30 000).
Sur cet axe, Dijon, ville administrative et universitaire, concentre une bonne partie du tertiaire supérieur de la région, mais en est aussi le premier centre industriel. Chalon-sur-Saône, plus industrielle, a bénéficié, vers 1840, de la délocalisation partielle des usines sidérurgiques du Creusot. Sa position de carrefour lui a permis d'attirer par la suite d'autres établissements : matériel électrique (Philips), bouteilles (Saint-Gobain), et plus récemment Kodak. Mâcon serait restée une petite ville si elle n'avait bénéficié de la préfecture ; ville essentiellement tertiaire, elle souffre de la concurrence de Chalon-sur-Saône et de Lyon, située à 80 kilomètres.
À l'autre extrémité de l'axe Paris-Lyon, les vallées de l'Yonne et du bas-Armançon abritent le deuxième espace fortement peuplé de la région (250 000 habitants), polarisé par Auxerre (41 000 habitants dans l'agglomération et 85 000 dans l'aire urbaine) et Sens (39 000 et 57 000). Ces deux villes périclitaient, lorsqu'elles ont bénéficié, dans les années 1950, de délocalisations industrielles parisiennes. Aujourd'hui, l'agglomération parisienne les régénère encore, grâce à l'installation de retraités et de ménages ayant gardé leur emploi à Paris : Sens tombe désormais dans l'orbite de la capitale et Auxerre est en passe d'y être englobée. La croissance de la population et des investissements est ici la plus rapide de la région.
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