Le point de départ du Bourbonnais a été une petite seigneurie qui ne correspondait ni à un ancien territoire gaulois, ni à une circonscription gallo-romaine. L'ancêtre présumé des sires de Bourbon semble avoir été un familier de Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, nommé Aimard. En 915, il abandonna au monastère de Cluny sa terre de Souvigny. L'avouerie du prieuré créé en ce lieu fut le premier fondement de la puissance des descendants d'Aimard. Le second fut la possession du château de Bourbon, dans le sud du Berry. Partis de cette base étroite, les sires de Bourbon étendirent progressivement leur domination au détriment de l'Auvergne, du Berry, des comtés de Nevers et d'Autun, quelquefois par la force et, plus souvent, par transactions, mariages et héritages. Mais ce ne fut qu'au début du xiiie siècle que leur patrimoine atteignit ses limites de l'époque ducale (en gros, celles de l'actuel département de l'Allier, grossi des régions de Germigny et de Saint-Amand-Montrond, aujourd'hui dans le Cher). Mais, de bonne heure, ils ne reconnurent d'autre suzeraineté que celle du roi de France. En 1098 ou 1099, Louis VI fit une expédition contre le sire de Bourbon, […]
