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Écrit par : Jacques GERNET, Catherine MEUWESE
Le bouddhisme, du Petit et du Grand Véhicule, commence à être connu en Asie orientale à partir des ier et iie siècles de notre ère. Il pénètre jusqu'à la vallée du fleuve Jaune, en Chine du Nord, par la route des oasis qui relie la Transoxiane au Gansu, dans la péninsule indochinoise et dans la Chine du Sud… Lire la suiteÉcrit par : Vadime ELISSEEFF
Dans le chapitre "L'expansion de l'amidisme" : … *Amida était connu depuis longtemps en Inde, en Chine, au Tibet et même au Japon, depuis l'époque de Nara, où le célèbre voyageur Ennin avait rapporté de Chine la pratique de la méditation sur le nom d'Amida ; mais les impasses dans lesquelles finissaient par s'enliser la spéculation philosophique, les troubles tant physiques que moraux et le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Premier grand traducteur de textes bouddhiques en chinois. Il s'appelle An Qing (An Shigao étant un nom honorifique ; An est une abréviation pour An-siäk, ou Arsak). Né dans une grande famille parthe, devenu prince héritier de la maison au pouvoir, il abandonne ses droits au bénéfice de son oncle, à la mort de son père, et se retire dans un… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Texte mahāyāna qui a connu une grande vogue en Chine. D'après la légende, l'Avatamsaka Sūtra (le Sūtra de l'Ornementation fleurie de Buddha, en chinois : Huayanjing) aurait été prononcé par le Buddha aussitôt après son Éveil, mais si profondes étaient ces paroles qu'aucun des auditeurs ne pouvait en comprendre le sens. Il semble que ce… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Buddha siégeant dans un univers oriental appelé Vaidūryanirbhāsa, Bhaiṣajyaguru (le Maître des remèdes), grand guérisseur, est très populaire en Chine et au Japon. Il est célèbre non seulement par ses talents de guérisseur et par l'ambition qu'il a de dépasser l'éclat du soleil, mais aussi par le vœu qu'il a fait de changer les femmes en hommes, de… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine DAVY, Universalis
… *Le nom de bonze, d'origine japonaise (bonzo), signifie prêtre ; il désigne avant tout les religieux bouddhistes de certains pays d'Extrême-Orient : Chine, Japon, Vietnam — quoique l'usage du terme tende à se généraliser en Occident, où on l'applique notamment aux communautés bouddhistes de Ceylan, de Birmanie, de Thaïlande et du Cambodge.… Lire la suiteÉcrit par : Jean NAUDOU
Dans le chapitre "En Asie centrale et en Chine" : … *À en croire un texte obscur, dès l'an 2 avant J.-C., un fonctionnaire chinois, en mission auprès du roi Hima Kadphisês, aurait reçu oralement du prince héritier le premier texte bouddhique. En 65 de notre ère, un prince Han, Mingdi, aurait protégé la première communauté bouddhique implantée en Chine. C'est alors que furent traduits en chinois, par… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Noël ROBERT
Dans le chapitre "La religion des clercs" : … Coréens eussent participé à la transmission d'écoles aussi importantes que le Hossō et le Kegon. *Les Japonais préférèrent puiser directement aux sources chinoises, et les écoles de Nara et de Heian, jusqu'à la fin du ixe siècle surtout, mais plus tard aussi, virent se croiser les moines chinois qui venaient s'installer au… Lire la suiteÉcrit par : Bruno DAGENS
Dans le chapitre "Les traits du Buddha" : … à l'occasion d'une absence de ce dernier. La tradition semble avoir été très vivante dans le *bouddhisme chinois : au viie siècle, le pèlerin Hiuan Tsang aurait ramené en Chine une copie de la statue confectionnée à cette occasion, et une statue conservée actuellement dans le temple de Feiryo-ji à Kyōto serait une copie… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Traducteur de textes bouddhiques en chinois. Né à Kapilavastu, la patrie du Buddha, Buddhabhadra émigre à Nagarahāra (Jelālābād), où sa famille fait du commerce. Très jeune, il s'intéresse à la religion et se fait remarquer par sa prodigieuse mémoire. Il entre dans les ordres et, après son ordination, se rend au Cachemire pour suivre les cours de… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHESNEAUX, Jacques GERNET
Dans le chapitre "La vie intellectuelle" : … pièces littéraires depuis les premiers Han, le Wenxuan, sera composée à Nankin vers 530. *Mais, à partir des ive-ve siècles, dans tous les domaines croît sans cesse l'influence du bouddhisme grâce à la multiplication des traductions, à l'essor des pèlerinages vers l'Ouest, au développement des… Lire la suiteÉcrit par : Benoît VERMANDER
Dans le chapitre "Un cadre légal contraignant" : … et jusqu'à présent, cinq formes religieuses seulement sont légalement reconnues par le régime : *bouddhisme, taoïsme, islam, catholicisme et protestantisme. Chacune de ces religions est encadrée par une association nationale « patriotique » qui fait office de courroie de transmission entre cette expression donnée de la société civile et l'État-… Lire la suiteÉcrit par : Maxime KALTENMARK, Michel SOYMIÉ
Dans le chapitre "Le bouddhisme" : … *Au contraire du taoïsme, le bouddhisme est une religion étrangère importée subrepticement peu avant l'ère chrétienne. Il fut d'abord pris pour une variété de taoïsme, quoique sa doctrine en diffère totalement. Au début il ne fit que de lents progrès, et seulement dans la haute aristocratie. Puis brusquement, à partir des ive-… Lire la suiteÉcrit par : Corinne DEBAINE-FRANCFORT, Daisy LION-GOLDSCHMIDT, Michel NURIDSANY, Madeleine PAUL-DAVID, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Pierre RYCKMANS, Alain THOTE
Dans le chapitre "La sculpture bouddhique" : … *C'est au milieu du iie siècle de notre ère que le bouddhisme du Grand Véhicule commença à progresser en Chine, introduit par les caravanes qui suivaient la route de la soie. Cette origine explique l'influence, nette sur les premières représentations du Bouddha en Chine, de l'art gréco-bouddhique du Gandhāra dont le rayonnement s… Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
Dans le chapitre "Formation de la doctrine" : … P. Demiéville a signalé que Han Yu lui-même, qui condamne sans nuance ni réserve le *bouddhisme, n'aurait probablement point écrit comme il fit en faveur de la « voie » confucéenne si une littérature bouddhiste en langue vulgaire (d'où sortiront le théâtre et le roman chinois) n'avait profondément agi sur les lettres traditionnelles. De la même… Lire la suiteÉcrit par : Jin-Mieung LI, Ogg LI, Madeleine PAUL-DAVID, Universalis
Dans le chapitre " Dynastie Koryŏ (918-1392)" : … or, argent, fer ou bronze), des étoffes de soie, du papier, des tuiles, du charbon de bois, etc. Le *bouddhisme connut une certaine expansion, grâce à la protection de la cour royale. À partir de 1086, le maître Taegak tenta avec succès une fusion des sectes d'« enseignement » kyo (en chinois : jiao) et de celles du dhyāna… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Religieux éminent, père de l'Église bouddhique en Chine. Issu d'une famille lettrée de Chine du Sud, Dao'an vit tantôt au Nord, sous les dynasties barbares, tantôt dans le Sud, servant de trait d'union entre les groupes bouddhistes des deux régions. Encore jeune, il se rend à Ye (actuelle contrée de Pékin) pour y étudier auprès du missionnaire… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Moine bouddhiste éminent de la Chine du Sud. Disciple de Huiyuan, Daosheng étudie d'abord l'Abhidharma des Sarvāstivādin à Lushan. En 405, il se rend en Chine du Nord, dans la capitale Chang'an, auprès du grand maître Kumārajīva. Il participe à la traduction du Sūtra du Lotus (Saddharmapundarīka). De retour en Chine du… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Grand traducteur en chinois de textes bouddhistes, d'origine yuezhi (indo-scythe). Sa famille était établie à Dunhuang depuis plusieurs générations. Il prit le nom de Zhu Fahu bien que n'étant ni indien ni chinois, mais pour se conformer à une habitude de cette époque qui voulait qu'un moine bouddhiste fasse précéder son nom de Zhu (indien) ou de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Moine originaire du Shānxi, célèbre pour son voyage en Inde et à Ceylan. Faxian entre très jeune en religion, ses parents voulant lui éviter le sort de ses trois frères emportés par la maladie. Après ses études, il remarque l'absence en Chine de textes sur le vinaya et se décide à aller en rechercher en Inde. Âgé d'une soixantaine d'années… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Missionnaire bouddhique d'origine kouchan, Fotudeng s'installe en 310 à Luoyang, capitale de la Chine des Jin occidentaux (265-316), qui, l'année suivante, est conquise et mise à sac par des envahisseurs hunniques. Fotudeng se rallie à leur chef, Shi Le, et le convertit par des prouesses magiques. Celui-ci, qui fondera par la suite la dynastie… Lire la suiteÉcrit par : Dominique TROTIGNON
Dans le chapitre "Les évolutions du bouddhisme" : … des phénomènes. Le terme Hinayāna vise alors aussi un certain système philosophique. *En contexte chinois, surtout influencé par la littérature du Mahāyāna, le terme Hinayāna sera employé à double titre, pratique et philosophique : il fera référence au mode de vie du bhikshu et à l'enseignement des « Quatre Nobles… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Éminent religieux bouddhiste de la Chine du Sud, disciple de Dao'an, Huiyuan étudie, avec ce dernier, le prajñāpāramitā à Xiangyang. Il prêche la gnose indienne en se servant des idées et du vocabulaire du taoïsme philosophique de Laozi et de Zhuangzi. Après la chute de Xiangyang, en 378, il se rend dans le Sud, où il s'installe sur le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DRÈGE, Gérard MARTIN, Henri-Jean MARTIN, Universalis
Dans le chapitre "Fixation ou multiplication des textes" : … par une volonté de conservation de l'écrit. L'encouragement constant donné à la multiplication *des écrits et des images bouddhiques est à la source de l'imprimerie chinoise. Les fidèles étaient incités régulièrement non seulement à lire de manière répétée un grand nombre de fois les sūtra bouddhiques, mais aussi à reproduire par milliers les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Moine et traducteur sogdien, qui propagea le bouddhisme en Chine. Né au Tonkin d'une famille sogdienne établie depuis longtemps en Inde, Kang Senghui perdit ses parents très jeune et embrassa la religion bouddhique. Il partit prêcher dans le royaume de Wu et s'établit à Jianye (Nankin) où, d'après la légende, il excitait la curiosité des habitants… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Un des plus grands traducteurs chinois de textes bouddhistes. Kumārajīva est né à Kucā d'un père ancien brahmane qui s'est converti au bouddhisme, puis marié à une princesse de Kucā. Sa mère, entrée en religion, l'emmène, âgé de huit ans, au Cachemire, où il étudie les Āgama sous la direction de Bandhudatta (352-355). À douze ans, il repart avec sa… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Pour le bouddhisme, Maitreya est le cinquième buddha de notre kalpa et le premier à venir après Śākyamuni. Lorsqu'il apparaîtra dans la ville de Ketumatī (Bénarès), la durée de vie des hommes sera de 80 000 ans. Son nom sera Ajita (l'Invaincu), Maitreya étant son nom de famille. Il atteindra la Bodhi sous un arbre nāga. Actuellement, Maitreya est… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Dans la religion bouddhiste, Mañjuśrī (Douce Majesté) est un bodhisattva dont le culte s'est développé en Inde, en Chine et au Japon et qui est souvent représenté assis sur un lion, à la gauche de Śākyamuni, tandis que Samantabhadra se trouve à sa droite sur un éléphant. Il est coiffé d'une espèce de tiare à cinq pointes ou d'un chignon à cinq… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Maître bouddhiste indien et traducteur de textes en chinois. Originaire d'Ujjayinī, dans l'Inde du Nord, Paramārtha (Zhendi) arrive à Canton en 546, avec deux cent quarante liasses de manuscrits sanskrits, puis dans la capitale de l'empereur Wu des Liang (502-556), Jianye (Nankin), en 548, où il est mis à la tête d'un bureau de traductions. Les… Lire la suiteÉcrit par : Catherine DESPEUX
Écrit par : Jean-François PÉPIN
Dans le chapitre "Une fresque pimentée" : … retrouvât leur corps sous la faible clarté d'une lampe, dans une pièce nue, éclaboussée de sang. » *La fin du roman en appelle à la doctrine bouddhique pour briser le karma néfaste que le père a transmis à l'enfant : le moine Pujing fait disparaître les chaînes dont l'image de Ximen Qing est chargée, afin qu'apparaisse à sa place son fils Xaoge,… Lire la suiteÉcrit par : Alain THOTE
… expédition de Zhang Qian en Asie centrale ; il passe par la vallée de l'Ili, pays des Wusun. * Début de la pénétration du bouddhisme en Chine depuis l'empire kushan qui englobe la partie occidentale du bassin du Tarim (actuel Xinjiang). Les Han, ayant rétabli leur domination en Asie centrale, instaurent un gouvernement à Khotan, dans le sud… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Pèlerin chinois, qui se rendit en mission officielle en Inde au début du vie siècle. Né à Dunhuang, Song Yun est envoyé en 518, par une impératrice des Wei du Nord, en ambassade dans les pays d'Occident. Il est chargé de rencontrer les chefs d'État, pour lesquels il emporte des lettres de créance et des présents, et de ramener… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
Dans le chapitre "L'influence du taoïsme" : … e siècle que ce courant ésotérique se transforme à nouveau sous l'influence conjointe du *bouddhisme tantrique et du bouddhisme chan. Les sectes du taoïsme moderne se réclament toutes, sous une forme ou une autre du patriarche Lü Dongbin. Or, s'il exista, Lü Dongbin est un personnage entièrement constitué à partir de légendes. Dans la… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *École bouddhiste chinoise qui tient son nom de la montagne sacrée de la province du Zhejiang où son fondateur, Zhiyi (531-597), vécut et enseigna. Le système théologique proposé à l'école du Tiantai est profondément chinois. Zhiyi cherche à surmonter les différences, troublantes pour les Chinois épris de synthèse et d'harmonie, entre les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Le plus célèbre des pèlerins chinois en Inde. Né dans le Henan, quatrième fils d'une famille lettrée, Xuanzang fait de bonnes études classiques, mais s'intéresse très jeune au bouddhisme et entre, à douze ans, dans un monastère de Luoyang. En 618, il se rend à Chengdu, dans le Sichuan, et il y reçoit, à l'âge de vingt ans (622), l'upasampadā… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Le dernier des grands pèlerins bouddhistes chinois, qui emprunta la route maritime pour gagner l'Inde. Né au Zhili (Hebei), près de Pékin, Yijing entre en religion à sept ans ; à quinze ans, il décide de se rendre dans la patrie du Bouddha. Longtemps après, à trente-sept ans (671), il quitte Yangzhou sur un bateau persan. Son voyage va le mener d'… Lire la suiteÉcrit par : Claude GRÉGORY
… le déploiement original d'un ancien mode de vivre et de penser connu sous le nom de chan. *Le chan est un fruit bouddhiste de la Chine, c'est-à-dire le résultat d'une assimilation par ce grand corps pansu apte à tout avaler, à tout digérer et à tout siniser, plutôt qu'une forme adaptée du bouddhisme indien sous laquelle, en grattant… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Laïc d'origine indo-scythe (Yuezhi, d'où vient son nom Zhi). Très instruit, Zhi Qian vécut d'abord à Luoyang ; puis, en raison des troubles qui marquèrent la fin de l'empire des Han, il émigra, en 220 environ, dans le Sud, au royaume de Wu, où il fut en relations avec l'empereur Sun Quan, qui le prit comme précepteur du prince héritier, Sundeng. Il… Lire la suiteÉcrit par : Paul DEMIÉVILLE
Dans le chapitre "Le texte et l'exégèse du « ZhuangziÉcrit par : Pierre MARSONE
Dans le chapitre "Une intuition mystique" : … est difficile, c'est de ne pas en parler. En la connaissant sans en parler, on va vers le Ciel. » *Cette pensée, de même que la fameuse formule « s'asseoir et oublier » (zuowang) est le lointain prélude à certains aspects mystiques du bouddhisme Chan (mieux connu par la prononciation japonaise Zen). C'est en partie cette dimension… Lire la suite
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