Malgré des signes de reprise économique, l'année 2010 s'avère difficile pour le Botswana. Le Botswana Democratic Party (B.D.P.) au pouvoir continue d'être déchiré par des querelles internes entre la faction surnommée « Équipe A », dirigée par le vice-président Mompati Merafhe, et celle du Baratha-Phati (« ceux qui aiment le parti »), sous la houlette de Daniel Kwelagobe. Certains membres de cette dernière faction sont suspendus et fondent le Botswana Movement for Democracy. Mais, quelques mois plus tard, deux des six députés de ce mouvement réintègrent les rangs du B.D.P.
La mort, en février, de Louis Nchindo, l'un des plus puissants hommes d'affaires du pays – ancien P.-D.G. de Debswana, une exploitation de mines de diamant dont l'État détient la moitié du capital –, qui était accusé d'enrichissement personnel grâce à des concessions de terres de l'État, conduit à la mise en examen du ministre de la Défense, de la Justice et de la Sécurité Ramadeluka Seretse. Également soupçonné d'avoir obtenu, pour sa propre entreprise, le marché des équipements de police, ce dernier démissionne en août quand il doit répondre de ses actes devant la justice.
Un audit de la Banque mondiale constate, en mai, que les dépenses de sécurité de l'État pour l'année 2008-2009 ont été engagées sur les fonds qui devaient être alloués à la sécurité sociale et destinés à réduire la pauvreté. Par ailleurs, le gouvernement effectue des coupes budgétaires qui touchent certains projets de développement et gèle les salaires de la fonction publique mais maintient les programmes d'électrification et d'adduction d'eau dans les zones rurales.
La croissance du P.I.B. a chuté de plus de 10 p. 100 en 2009, après plus de quatre décennies de hausse de 9 p. 100.
Neil PARSONS
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