Musique populaire née au Brésil à la fin des années 1950, la bossa-nova (« tendance nouvelle ») mêle les rythmes de la samba et du jazz cool sur un rythme syncopé à 2/4. Le vocable semble être apparu en 1959, dans l'album Chega de Saudade du chanteur et guitariste João Gilberto, plus précisément dans la chanson Desafinado, dont la musique a été composée par Antônio Carlos « Tom » Jobim. Ce style musical est considéré comme l'un des éléments caractéristiques de la culture brésilienne ; il sera associé, au milieu des années 1960, aux mouvements de contestation sociale qui agitent le pays. L'instrumentation de la bossa-nova, variée et volontairement simple, se limite à quelques instruments rythmiques, comme la guitare, le berimbau (arc musical), un tambour ou un piano sur lequel on égrène les notes une à une. Dans les passages chantés, l'accompagnement musical se fait plus discret pour permettre au chanteur de donner libre cours à ses talents d'improvisateur. Sur le plan de la danse, la bossa-nova diffère peu de la samba, dont elle conserve les mouvements subtils et lascifs du corps et le rythme à deux temps.
Le guitariste américain Charlie Byrd lancera la mode de la bossa-nova aux États-Unis avec l'album Jazz Samba qu'il enregistre avec Stan Getz en 1962 chez Verve, et qui comporte Desafinado. L'album Getz/Gilberto enregistré pour Verve en 1963 par João et Astrud Gilberto, Tom Jobim, Stan Getz et Milton Banana, et qui comporte The Girl from Ipanema de Jobim achèvera de populariser la bossa-nova dans le monde entier.
Universalis
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