1. Politique intérieure
Le 2 décembre 1990, le second tour des élections législatives confirme la très large victoire des partis nationalistes sur les communistes.
Le 29 février et le 1er mars 1992 se déroule le référendum sur l'indépendance : 63 p. 100 des électeurs l'approuvent. La minorité serbe (32 p. 100 de la population), qui réclame son rattachement à la Serbie, boycotte le scrutin. Les Musulmans constituent 44 p. 100 de la population et les Croates 17 p. 100. Des violences ethniques suivent le référendum.
Le 18 mars, les responsables des trois communautés parviennent à un accord de principe sur un projet de réorganisation de la République, accord négocié sous l'égide de la C.E.E.
Le 7 avril, les députés serbes au Parlement de Sarajevo proclament l'indépendance de la « république serbe de Bosnie-Herzégovine », créée en janvier dans les régions où les Serbes sont majoritaires. Le 8, l'état d'urgence est décrété, alors que les combats s'intensifient autour de Mostar et de Sarajevo. Les populations fuient en masse.
Le 17 juin, le président bosniaque Alija Izetbegović conclut une alliance militaire avec son homologue croate, autorisant les forces de Zagreb à intervenir contre les « irréguliers » serbes. Le 20, la présidence bosniaque proclame l'état de guerre sur tout le territoire.
Le 11 juillet, les forces serbes engagent une vaste offensive contre plusieurs villes stratégiques en Bosnie.
Le 8 janvier 1993, le vice-président bosniaque Hakija Turajlić est tué par un milicien serbe alors qu'il se trouvait dans un blindé de l'O.N.U.
Le 2 mars, Cerska, enclave musulmane assiégée depuis dix mois, tombe aux mains des milices serbes.
Le 16 avril, les Croates ouvrent un nouveau front en Bosnie centrale en attaquant plusieurs villes musulmanes. Le même jour, alors que les Serbes semblent prêts à investir Srebrenica, enclave musulmane située dans la partie orientale de la Bosnie « purifiée » par les Serbes, as […]
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