1. Géographie
C'est à l'articulation de trois niveaux, régional, national et international, que s'appréhende la géographie bolivienne. À l'échelle régionale s'affirme la diversité des trois milieux naturels (Andes, vallées et plaines), dont les évolutions économiques et politiques contemporaines contrastées recomposent les grands équilibres territoriaux. À l'échelle nationale domine l'image d'un pays pillé, devenu le plus pauvre d'Amérique du Sud. Enfin, à l'échelle du sous-continent, la Bolivie enclavée cherche à devenir un carrefour dans le jeu des intégrations sud-américaines.
• De la suprématie andine au basculement vers l'est
Trois milieux naturels se succèdent selon un axe nord-ouest/sud-est : à l'ouest, les cordillères et l'Altiplano andins, au centre les vallées ou yungas, zones de contact entre la Bolivie des hautes et des basses terres, à l'est les grandes plaines de l'Oriente. Depuis le milieu du xxe siècle, le déséquilibre ancien de la répartition de la population et des activités au profit de la partie andine a été considérablement modifié par le dynamisme de la Bolivie orientale. Les trois départements andins de La Paz, Oruro et Potosi – soit 28 p. 100 du territoire – accueillaient 58 p. 100 de la population en 1950, et seulement 42 p. 100 en 2001. La part de la population des trois départements centraux des vallées, Cochabamba, Chuquisaca, Tarija – représentant 13 p. 100 du territoire – est restée stable (passant de 30 à 29 p. 100). Dans les plaines orientales, en revanche, les départements du Pando, Beni, Santa Cruz – 59 p. 100 du territoire – ont vu la part de leur population passer de 12 à 29 p. 100 de 1950 à 2001.
Andes en crise ?
C'est en Bolivie que le massif andin est le plus large (400 km d'est en ouest) et les altitudes moyennes les plus élevées (3 000 m). Entre les cordillères occidentale et centrale, do […]
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