4. Croyances et manifestations artistiques
Les enfants sont choyés, mais les familles nombreuses sont rares, car les femmes n'acceptent pas d'avoir un second enfant avant que le premier ne puisse suivre sa mère à la marche pendant les longs déplacements qui caractérisent la vie bochimane. Deux enfants à porter rendraient la récolte impossible. Comme les femmes ne connaissent pas de moyen anticonceptionnel, elles se résignent à l'infanticide, de leur propre autorité ; elles accouchent d'ailleurs toutes seules dans le veld.
À la puberté, les filles sont confinées dans une petite hutte, et une danse de toute la bande marque l'événement. Pour les garçons, les rites de passage sont plus complexes, car nul n'est adulte, s'il n'est chasseur : il leur faut donc avoir tué un gros animal, dont un peu de chair sera insérée dans leur visage au moyen de scarifications.
La religion des Bochimans est difficile à connaître car elle n'a pas de rituel précis ; elle a été influencée par celle des Bantous, et les Européens qui l'ont étudiée ont été tentés de l'interpréter en fonction de leur propre monothéisme.
Les Bochimans enterrent leurs morts, avec tous les objets qu'ils possédaient, dans la position où ils dorment, couchés sur le côté et les genoux repliés. Il n'y a pas chez eux de culte organisé des ancêtres ; cependant ils croient à la survie de l'âme, le plus souvent dans un paradis d'abondance. En plus de l'âme, il y a le fantôme qui apparaît parfois aux vivants, mais ne peut causer beaucoup de mal.
Les corps célestes, lune, soleil et étoiles, apparaissent dans de nombreux contes mythologiques. Les Bochimans leur adressent des prières afin d'obtenir le succès à la chasse et l'apaisement de la faim. La lune est le plus souvent invoquée.
La mythologie bochimane relate les aventures d'êtres surnaturels, dont le principal est la Mante. Au Lesotho, elle était considérée comme le créateur de toutes choses ; des prières lui étaient adressées pour l'acquisition de nourriture par la chasse et la cueillette. L'idée d'u […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages…



