2. La langue et l'appartenance
Les Bochimans furent repoussés des bonnes terres par les agriculteurs bantous venus du Nord, les éleveurs hottentots du Sud et de l'Ouest, et enfin les fermiers européens. Les tribus méridionales furent presque complètement exterminées. Il ne leur fut laissé que des déserts et des savanes qui peuvent nourrir du gibier, mais non des troupeaux. Aujourd'hui, ils ont le choix entre la vie de récolteur, libre mais épuisante, dans le « veld », ou celle de travailleur agricole, mal payé, chez les fermiers bantous ou blancs. Certains d'entre eux perdent leur identité tribale en épousant les filles de leur employeur. D'où la difficulté de définir, dans ces populations marginales, qui est vraiment bochiman. Deux critères sont généralement retenus : est bochiman celui qui est reconnu comme tel par ses voisins, quel que soit son mode de vie, et dont la langue maternelle est l'un des nombreux dialectes bochimans, qui forment avec le hottentot une famille linguistique se définissant principalement par les « clics » ou consonnes injectives (claquements de langue), qui ne se retrouvent que dans ces idiomes.
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