Deuxième ville du Burkina Faso par le nombre de ses habitants, capitale du pays (alors appelé Haute-Volta) jusqu'en 1947, Bobo-Dioulasso a pour origine le petit village de Sia, situé sur un promontoire entre deux marigots et agrandi par l'arrivée de commerçants dioula ; il fut transformé après sa conquête par les Français (1897), qui lui donnèrent en 1904 son nom actuel (la maison des Bobo et des Dioulas) : lotissement échelonné de quartiers autochtones, création d'une zone commerciale à l'ouest, de deux zones industrielles, d'un quartier résidentiel européen, où les bâtiments sont souvent de style néo-soudanais.
Bobo-Dioulasso fut, jusqu'en 1954, le terminus de la voie ferrée Abidjan-Niger. L'activité de marché, très ancienne, reste primordiale (cola, tissus, bétail), mais la ville a souffert du départ à Ouagadougou des services administratifs centraux et du siège des grandes entreprises. Elle reste cependant le premier centre industriel de l'État, avec huileries (arachides, karité), savonnerie, égrenage du coton, brasserie, produits chimiques, fabrique de tôles ondulées, de chaussures en plastique, montage de cycles et de vélomoteurs. Du fait de la latitude et de la natu […]
