Contraction de l'expression anglaise binary digit (chiffre binaire), le terme bit prend en informatique trois significations différentes.
Puisqu'on se trouve ici dans un système de numération à base 2, deux symboles (habituellement 0 et 1) suffisent pour représenter tous les nombres. Un bit peut donc prendre les valeurs 0 ou 1. Deux bits sont nécessaires pour représenter les nombres décimaux de 0 à 3 ; 3 bits pour les nombres décimaux de 0 à 7, etc. D'une manière générale, n bits permettent de représenter les nombres décimaux de 0 à 2n- 1. Un nombre quelconque exprimé dans un système binaire se présente sous la forme d'une succession de bits ; par exemple, le nombre décimal 41 s'écrit, en binaire, 101001.
Les informations traitées par un ordinateur sont représentées par des grandeurs physiques qui ne peuvent prendre que deux états distincts et qui s'excluent mutuellement. À chacun de ces états on associe, par convention, la valeur 0 ou 1 du bit correspondant. Dans tous les ordinateurs, les informations sont représentées à l'aide de la numération binaire. Cependant, on emploie couramment des systèmes de numération dérivés (octal, hexadécimal) ou des systèmes de codification mixtes qui traitent les nombres chiffre par chiffre, comme le système DCB (Décimal Codé Binaire). Dans ces systèmes, l'information élémentaire est constituée par un ensemble de bits dont la position relative joue un rôle important : bit de parité, bit d'imparité, bit de contrôle (ou bit-clé), etc.
Le bit qualifie également l'unité d'information correspondant à l'indétermination d'une épreuve ayant 2 issues également probables. Par exemple, si on considère le jet d'une pièce de monnaie, l'apparition de « pile » lève une incertitude qui correspond à l'apport d'une quantité d'information égale à 1 bit.
Pierre GOUJON
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