6. Cas des biocénoses marines
Comme dans les biocénoses terrestres, chaque espèce marine, qu'elle soit végétale ou animale, a des exigences et des tolérances déterminées à l'égard des facteurs ambiants : température, salinité et teneur de l'eau en différents constituants secondaires, agitation du milieu, éclairement, pression hydrostatique (fonction de la profondeur), nature du substrat (pour les espèces benthiques seulement) ; ces facteurs inhérents aux milieux physique et chimique eux-mêmes sont appelés facteurs abiotiques.
Dans une surface de fond donnée, ou dans un volume d'eau donné, les espèces dont les tolérances et les exigences sont les mêmes, ou, tout au moins, se recouvrent partiellement, sont ainsi amenées à coexister ; elles peuvent réagir les unes sur les autres de différentes façons. C'est dans le domaine trophique que les interactions sont les plus générales ; l'équilibre entre les diverses espèces peut dépendre des rapports de prédation qui existent entre elles ; il peut encore dépendre de leur compétition pour une même source de nourriture. Les interactions liées à l'existence de substances chimiques dissoutes (dites ectocrines), que certaines espèces éliminent dans le milieu, favorisant par là, ou au contraire inhibant, la présence d'autres espèces, sont beaucoup moins bien connues, quoique leur existence soit indiscutable ; de telles interactions jouent néanmoins sans doute un rôle capital dans le domaine pélagique. Enfin, le parasitisme d'une espèce par une autre est un autre cas d'action mutuelle interspécifique.
Bien entendu, notamment lorsque les populations sont denses, les individus d'une même espèce peuvent également réagir les uns sur les autres et divers aspects de la compétition interspécifique qui viennent d'être évoqués peuvent s'appliquer aussi, à des degrés divers, à la compétition intraspécifique. Tous ces facteurs de l'équilibre des espèces liés à leur présence même sont appelés facteurs biotiques.
Les biocénoses marines sont définies par une lis […]
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