4. Variations du peuplement dans le temps
• Variations cycliques
Il n'est guère de milieu où les facteurs physiques et chimiques restent constants dans le temps. L'alternance du jour et de la nuit introduit ainsi dans la vie des végétaux, et même dans celle des animaux, un rythme dont l'importance est essentielle. La succession des saisons entraîne également des variations considérables de la température, de la luminosité, de la pluviosité et, corrélativement, de tous les autres facteurs du milieu. Les diagrammes ombrothermiques du type de celui de Gaussen rendent bien compte des variations conjointes de la température moyenne et des pluies mensuelles.
Les réactions des êtres vivants à ces variations du milieu sont de nature très diverse. À l'échelle de la journée, ce sont surtout des changements de comportement et d'activité, ainsi que des changements de localisation dans le cas des formes mobiles. Il y a ainsi des rythmes de sommeil, de prise de nourriture, de repos, de changement de strate. Les variations saisonnières affectent également l'activité de certaines espèces à longue durée de vie (hibernation ou estivation à l'état inactif, enfouissement, perte des feuilles, changement d'état), mais elles déterminent aussi le cycle démographique de beaucoup d'espèces à durée de vie courte : passage de la mauvaise saison à l'état d'œuf ou de graine, disparition ou diminution importante des effectifs, etc. Elles entraînent parfois aussi, chez les animaux, des migrations plus ou moins lointaines, c'est-à-dire des changements de biocénose (Oiseaux, certains Mammifères, Poissons, Amphibiens, Insectes à larves aquatiques...). Cette périodicité saisonnière joue un rôle déterminant dans la vie de la plupart des biocénoses. Elle fait se succéder, sur un même territoire, des peuplements dont seuls persistent certains éléments.
Dans nos régions tempérées, ou dans les régions p […]
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