3. Un bilan contrasté
Les programmes de promotion des biocarburants participent à une limitation des émissions de CO2, gaz considéré comme responsable d'un effet de serre additionnel jouant un rôle dans le réchauffement climatique. Se posent toutefois à leur sujet bien des questions, qu'il s'agisse de leurs propres limites, de la concurrence qu'ils exercent sur les productions alimentaires au niveau des superficies cultivées, des renchérissements des produits alimentaires destinés aux hommes ou au bétail qu'ils contribuent à entretenir en combinaison avec d'autres facteurs ou encore des différentes atteintes que leur production peut porter à l'environnement.
• Les arguments favorables aux biocarburants
L'argument majeur avancé par les promoteurs des biocarburants est leur contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre lorsque l'on compare les proportions d'émissions de dioxyde de carbone des principaux types de carburants : les chiffres avancés montrent que la combustion d'un litre de bioéthanol ou de biodiesel produit quatre fois moins de CO2 qu'un litre de carburant fossile. Ainsi, à parcours égal, un véhicule roulant au bioéthanol, bien qu'il consomme environ 25 p. 100 de carburant en plus, émet 2,5 fois moins de CO2 qu'un véhicule à essence classique. De même, l'utilisation d'une tonne de biodiesel réduit de 2,2 tonnes l'émission de CO2 par rapport au gazole classique en tenant compte du cycle de vie complet des carburants : production, transport, transformation et distribution.
En outre, les biocarburants s'apparentent à de l'énergie renouvelable, la croissance des plantes utilisées pour leur fabrication étant elle-même source d'absorption du dioxyde de carbone, ce qui enclenche une sorte de cercle vertueux qui semble répondre à la définition d'un développement dit « durable ».
Enfin, les biocarburants semblent constituer une alternative crédible à court et moyen terme à la dépendance des pays industrialisés et de bien des pays en développement envers les énergies di […]
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