4. Vers un Web sémantique
Le modèle de Gallica ou des bibliothèques numériques établi par les grandes bibliothèques nationales se calquait peu ou prou sur celui de la bibliothèque physique : identification dans le catalogue d'un document édité et numérisé, recherche dans les zones plein texte grâce à un moteur. Cette informatisation avait gagné petit à petit l'ensemble des fonctions de gestion des catalogues et inventaires, par le biais de la normalisation engagée dans le domaine des données structurées. Puis, c'est la numérisation des contenus des documents eux-mêmes qui a représenté une transformation qualitative décisive : numérisation des documents physiques déjà imprimés, images, enregistrements audiovisuels, archives, etc. La transformation change de nature dès lors que les documents sont eux-mêmes uniquement numériques : bases de données, documents et matériaux en ligne sur Internet, prépublication d'articles scientifiques, autopublications, sites de nature des plus hétérogènes, etc.
Les bibliothèques trouvent ici une confirmation de leur vocation première : à savoir décrire et signaler les collections, indexer leur contenu, tenir des bases d'autorité concernant une discipline ou un auteur, classer les documents dans des systèmes normés (Décimal, Dewey) et encyclopédiques. Ce catalogage devient celui de documents complexes, composites, tels que ceux qui sont repérés sur le réseau. Ces métadonnées (metadata en anglais) sont essentielles pour une recherche d'information efficiente. Elles intègrent non seulement les données bibliographiques traditionnelles (auteur, édition, date de parution, etc.), mais aussi des données « administratives » (restriction ou autorisation d'accès, type de format numérisé). Elles précisent également la nature des liens hypertextes avec d'autres sites ou documents, et fournissent tout autre renseignement souhaitable sur la « contextualité » sociale, économique, juridique ou culturelle du document. Ces descriptions en métadonnées sont elles-mêmes […]
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