3. Les monuments
Bien que le cadre historique dans lequel il est possible de cerner l'art monumental de Bhubaneçwar offre de graves lacunes, il peut suffire cependant à rendre plus intelligible la succession de diverses tendances stylistiques.
• Avant le viie siècle
Pour la période de la conquête d'Açoka (iiie s. av. J.-C.), les témoignages artistiques se limitent à l'inscription sur le roc de Dhauli.
De la ville de Çiçupālgarh, que son plan et son système défensif apparentent aux grandes cités gangétiques, aucune œuvre d'art n'a été dégagée. Cependant, la présence, dans ses niveaux tardifs, de monnaies Kushāṅa, dynastie qui régna en Inde occidentale aux premiers siècles de notre ère, confirme la réalité de rapports qui ont pu exister entre ces populations.
C'est à peu près dans le même temps que les collines de Khandagiri et d'Udayagiri, au nord-ouest de Bhubaneçwar, furent creusées et taillées pour servir de monastères à des congrégations jaïna.
De la période suivante du iie au viie siècle, les témoignages artistiques font presque totalement défaut.
Lorsque, vers le début du viie siècle, l'activité reprit à Bhubaneçwar, le centre de gravité s'était déplacé aux alentours du grand lac Bindu-Sarovara où s'élèvent un grand nombre de temples, qui illustrent magistralement quatre grandes époques stylistiques de l'art du Kaliṅga jusqu'au xiiie siècle.
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