L'année 2010 est historique pour le Bhoutan, qui accueille les 28 et 29 avril, à Thimphou, le XVIe sommet de l'Association sud-asiatique pour la coopération régionale, première conférence internationale du genre organisée dans le pays. Huit chefs d'État et de gouvernement ainsi que des observateurs venus notamment de Chine, des États-Unis, du Japon, d'Australie, de Corée du Sud et d'Iran assistent à la rencontre.
Le Bhoutan conserve une forte croissance économique grâce aux exportations d'électricité vers l'Inde. Les deux pays finalisent quatre projets de centrales hydroélectriques – dont deux doivent être achevées en 2016. L'année 2010 voit par ailleurs la fin des opérations de recensement national, et l'Agence de la statistique annonce à l'issue de cette procédure que la population totale atteint 695 819 habitants. Le Parlement adopte en mars un projet de loi destiné à ouvrir la voie à la tenue d'élections locales. En outre, l'Institute of Management Services lance en août un programme visant à encourager les femmes à entrer en politique ; moins de 14 p. 100 d'entre elles s'impliquent en effet dans cette sphère.
Sur le plan international, le dix-neuvième cycle de négociations frontalières entre le Bhoutan et la Chine s'achève sur une note positive le 13 janvier à Thimphou. En avril, le Bhoutan noue des relations diplomatiques avec l'Afghanistan. Les négociations avec le Népal concernant le rapatriement des réfugiés bhoutanais demeurent en revanche bloquées. Depuis que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a engagé un processus de réinstallation en novembre 2007, plus de trente-cinq mille réfugiés originaires du Bhoutan ont quitté les camps népalais pour les États-Unis ou d'autres pays.
Keshab POUDEL
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