Dessinateur, caricaturiste et photographe, Bertall se forme à la scène de genre dans l'atelier de Drolling. Émule de Gavarni, dont il se rapproche par l'inspiration, Bertall retrace l'histoire des mœurs du second Empire dans la presse comique (Magasin pittoresque, L'Illustration, Journal pour rire...) et dans de nombreux albums de caricature, et travaille à la fin de sa vie pour Barba, l'éditeur de presse populaire.
Bertall commence sa carrière en illustrant des textes romantiques et contribue ainsi à l'évolution du livre illustré romantique. Dans Le Diable à Paris (Hetzel, 1844-1845), on observe une alternance de séquences visuelles, les hors-texte de Gavarni, et de séquences textuelles, les vignettes dans le texte par Bertall. Celui-ci approfondit la formule dans Les Petites Misères de la vie conjugale de Balzac (Chlendowski, 1846) en présentant à la fois des portraits, des scènes de genre et des allégories, pour varier les effets, trois cents bois en vignettes et hors-texte mettant en scène le couple marié et ses déboires, fort à la mode depuis les estampes de Hogarth et la propagation en France des albums de Töpffer. Avec un […]
