2. Fonctions algébriques et abéliennes
Riemann approfondit les questions précédentes dans un mémoire fondamental de 1857, Théorie des fonctions abéliennes, souvent considéré comme son chef-d'œuvre, car il y introduisait des notions entièrement nouvelles dont la fécondité n'est pas encore épuisée.
Une surface de Riemann peut être sans frontière : il dit alors qu'elle est fermée, et montre (chap. iii du mémoire) que son ordre de connexion est un entier impair n = 2 p + 1, où p est le genre de la surface. Par exemple, une surface homéomorphe à un tore (ne rencontrant pas son axe) est triplement connexe, donc de genre 1, car le tore devient simplement connexe quand on en retire un méridien et un parallèle.
C'est sur une surface de Riemann fermée qu'on peut définir une fonction algébrique z ↦ s(z) vérifiant une relation algébrique P(z, s) = 0, où P est un polynôme irréductible. Le genre de la surface est aussi celui de la relation algébrique ; par exemple, la relation :

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