Humoriste suisse. Né à Genève, Bernard Haller appartient à une famille riche qui se retrouvera ruinée pendant la Seconde Guerre mondiale. Après avoir fait ses premiers pas au cabaret Chez Gilles à Lausanne, il « monte » à Paris en 1957. Il se produit notamment à La Vieille Grille, pépinière de jeunes talents. Mais c'est seulement à partir des années 1970 qu'il commence vraiment à se faire connaître. En 1971, il donne un premier one-man-show au Théâtre de la Michodière. Là s'impose le style qui va être le sien durant ces années-là : un jeu verbal continu, un comique de l'absurde qui s'appuie sur les allitérations, les répétitions, les jeux de mots (Et alors ?, prix du Brigadier 1972 ; Un certain rire incertain ; Vis-à-vie). À partir des années 1980, ce « mélan-comique », comme il aimait à se définir, privilégie une carrière d'acteur au théâtre (Fregoli, 1991, sous la direction de Jérôme Savary) et au cinéma (Signé Furax, M. Simenon, 1980 ; Max mon amour, N. Oshima, 1985 ; Les Poupées russes, C. Klapisch, 2005) ainsi qu'à la télévision.
Universalis
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