6. Incursions dans la politique
Il entretint enfin des relations étroites avec la papauté : non seulement avec Innocent II à la suite du schisme de 1130, mais plus encore avec Eugène III, un ancien moine de Clairvaux qui occupa la chaire de Pierre de 1145 à 1153. Il rédigea à son intention le traité De consideratione, pour lui montrer les exigences spirituelles et morales de sa charge, sans craindre de critiquer certaines pratiques de l'Église romaine, telles que l'exemption, les appels. En revanche, il exalta dans cet opuscule l'éclatante dignité de la charge apostolique, reconnaissant au pontife romain une autorité souveraine dans l'Église et, conformément aux théories grégoriennes, le droit d'intervenir dans les affaires politiques, s'il le fallait par-dessus les pouvoirs temporels et à leur encontre, au nom de la morale et de la religion et pour la défense des droits et des intérêts ecclésiastiques.
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