Le terme de Bergslag désignait au Moyen Âge un groupement minier, avec ses forêts, ses villages, ses forges, auquel étaient accordés des privilèges spéciaux ; puis, à partir du xvie siècle, on a appelé ainsi tout l'ensemble des bergslag. Cet ensemble, mal délimité, s'étend sur le Värmland, le Kopparberg (Dalécarlie), le Västmanland. Il y a là, à la retombée du plateau archéen sur la dépression centrale, une bande de leptites de 1 500 km2 qui contient du plomb, de l'argent (Sala), du cuivre (Falun)
, du zinc, du manganèse et surtout du fer à faible profondeur. Les mines, exploitées dès le Moyen Âge, ont fait autrefois la richesse de la Suède ; elles étaient réputées dans le commerce international du fer, ainsi que l'acier suédois au charbon de bois ; le cuivre de Falun est à l'origine de la couleur rouge qui recouvre les fermes. L'activité du Bergslag est surtout représentée dans le Kopparberg et le Västmanland par l'exploitation du minerai de fer ; outre le minerai très pur, on extrait et on utilise du minerai phosphoreux grâce à l'emploi du procédé Thomas depuis la fin du xixe siècle, et le nom de Grängesberg demeure connu dans le monde entier. Une partie de ce fer est exportée par le port d'Oxelösund, sur la Baltique, mais la plus grande partie est traitée sur place (les aciers spéciaux suédois sont réputés dans le monde entier). Des aciéries sont implantées à Sandviken, Hogfors, Hofors, Avesta, Fagersta, Bofors, Oxelösund, Borlänge. Les industries mécaniques ont suivi (Eskilstuna, Bofors). Le Bergslag est resté une grande région industrielle sans être un « pays noir » ; mais son importance a diminué depuis l'exploitation des mines de fer lapones de Gällivare-Malmberget et de Kiruna.
Photographie
Minerai de cuivre Des perforatrices modernes sont utilisées pour dégager le minerai qui peut encore être intéressant, dans des mines de cuivre, épuisées, de Falun, en Suède, en 1955.
Crédits: Hulton Getty Consulter
Georges CHABOT
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