Le terme de Bergslag désignait au Moyen Âge un groupement minier, avec ses forêts, ses villages, ses forges, auquel étaient accordés des privilèges spéciaux ; puis, à partir du xvie siècle, on a appelé ainsi tout l'ensemble des bergslag. Cet ensemble, mal délimité, s'étend sur le Värmland, le Kopparberg (Dalécarlie), le Västmanland. Il y a là, à la retombée du plateau archéen sur la dépression centrale, une bande de leptites de 1 500 km2 qui contient du plomb, de l'argent (Sala), du cuivre (Falun), du zinc, du manganèse et surtout du fer à faible profondeur. Les mines, exploitées dès le Moyen Âge, ont fait autrefois la richesse de la Suède ; elles étaient réputées dans le commerce international du fer, ainsi que l'acier suédois au charbon de bois ; le cuivre de Falun est à l'origine de la couleur rouge qui recouvre les fermes. L'activité du Bergslag est surtout représentée dans le Kopparberg et le Västmanland par l'exploitation du minerai de fer ; outre le minerai très pur, on extrait et on utilise du minerai phosphoreux grâce à l'emploi du procédé Thomas depuis la fin du xixe siècle, et le nom de Grängesberg demeure connu dans [… ]
