En allemand, le mot Berg signifie tout à la fois la montagne et la mine, et l'association n'est pas fortuite. Il s'agit moins de la haute montagne, où l'on reconnaît plutôt des massifs (Gebirge) et des crêtes qui s'attirent les noms de Spitze, Stein, Kopf, que de la moyenne montagne, tel le massif volcanique du Vogelsberg, les plateaux fortement disséqués, comme les Keuperberge du bassin de Souabe-Franconie, ou les pays de relief confus, haché, tel le Bergland hessois. À l'intérieur des grands massifs hercyniens qualifiés de Gebirge(Erzgebirge : les monts Métallifères) ou de Wald en raison de leur épais manteau forestier (Schwarzwald : la Forêt-Noire), le berg désigne les points les plus élevés. Ces massifs hercyniens boisés, constitués de masses cristallines et métamorphiques fortement minéralisées, devaient attirer une colonisation minière, comme dans le Harz ou les monts Métallifères aux xive et xve siècles. De montagnard, le Bergmanndevait devenir essentiellement mineur. La médiocrité des conditions agricoles, en raison du climat froid et humide, de l'acidité et […]
