3. Le retour à la vie publique
Si le triomphe de Napoléon avait relégué dans l'ombre l'activité de Constant, la chute de l'empereur l'autorise à revenir sur la scène politique. Dès 1813-1814, dans le sillage de Bernadotte, puis lors de l'intermède des Cent-Jours, Constant, jusqu'à sa mort qui eut lieu le 8 décembre 1830, va progressivement devenir l'un des phares de l'école libérale, luttant pour le respect des libertés individuelles dans le cadre de la Charte et contre les exigences ultraroyalistes. Ce combat est poursuivi dans la presse (le Mercure, la Minerve, la Renommée, le Courrier français), à la Chambre des députés (de 1819 à 1822 et de 1824 à 1830), et par la publication de nombreux ouvrages (Cours de politique constitutionnelle, 1818 ; Mémoires sur les Cent-Jours, 1820 ; De la religion, 5 vol. de 1824 à 1831 ; Mélanges de littérature et de politique, 1829...). Activité débordante, qu'il assure malgré une santé déficiente, des procès, des menaces, des embarras financiers, mais qui lui apporte la popularité et l'estime de la jeunesse. Une foule immense accompagne son cercueil au Père-Lachaise le 12 décembre 1830, selon un rite qui rappelle les funérailles de Foy, de Manuel et, plus tard, de Lamarque.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…



