En 2010, à la suite d'une affaire d'escroquerie financière, de cinquante mille à soixante-dix mille Béninois se trouvent ruinés. La société Investment Consultancy and Computering Services (I.C.C. Services), qui proposait des placements avec un taux d'intérêt allant jusqu'à 200 p. 100, ne peut, en juillet, rembourser ses clients. La responsabilité du gouvernement est avancée, d'autant plus que certains de ses membres ont entretenu des relations avec des responsables d'I.C.C. Services. Le 7 juillet, le président Thomas Yayi Boni limoge le ministre de l'Intérieur Armand Zinzindohoué pour son rôle supposé dans cette escroquerie. Les victimes organisent d'importantes manifestations à Cotonou et à Porto-Novo, réclamant l'intervention du gouvernement pour leur remboursement (le montant est estimé à environ 150 millions d'euros). Le 31 juillet, la majorité des députés demandent au Parlement la mise en accusation du président Boni pour « forfaiture et parjure » dans l'affaire d'I.C.C.-Services.
Le 11 février, la France, par l'intermédiaire de la secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur Anne-Marie Idrac, conclut à Cotonou un accord qui renforce son appui au secteur éducatif béninois en lui octroyant 9 millions d'euros.
En février également, le Bénin et le Niger acceptent de privatiser l'Organisation commune Bénin-Niger des chemins de fer et d'achever la construction d'une liaison ferroviaire entre les deux pays.
Bien que le Bénin voie sa production alimentaire reculer fortement, il enregistre une croissance économique globale de 3,5 p. 100. En juin, le F.M.I. annonce l'octroi d'un prêt pour le développement du pays d'un montant de 109 millions de dollars sur les trois prochaines années.
Nancy Ellen LAWLER
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