L'année 2009 commence avec les accusations de corruption généralisée proférées à l'encontre des agences locales participant au programme Microcrédit pour les plus pauvres lancé par le gouvernement béninois. Aboubacar Aboudou, ancien directeur du programme, met en cause l'insuffisance des contrôles, ce qui permet aux intermédiaires peu scrupuleux de profiter des petits emprunteurs sans être inquiétés. Depuis son lancement en 2007, ce projet a accordé plus de cinq cent mille crédits.
En février, le ministre de l'Énergie et de l'Eau rejette sur les fonctionnaires corrompus la responsabilité de la lenteur de la mise en œuvre des projets d'adduction d'eau potable, financés par plusieurs États étrangers. Le 10 juillet, le président Thomas Yayi Boni suspend le ministre de l'Urbanisme François Noudégbessi, dans l'attente d'une enquête sur des malversations évaluées à 6 milliards de francs CFA (9,7 millions d'euros), liées aux préparatifs du sommet de la Communauté des États sahélo-sahariens qui s'est tenu en 2008 à Cotonou.
Le gouvernement annonce le 3 février la découverte d'importantes réserves pétrolières offshore, estimées à 14 000 barils par jour. Quelques jours plus tard, la Banque mondiale accorde au Bénin une aide de 30 millions de dollars pour la création de petites entreprises et la fourniture d'électricité aux zones les moins développées du pays. En mai, l'Allemagne octroie au Bénin 50 millions d'euros pour améliorer ses infrastructures, afin d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement, adoptés par l'O.N.U. en 2000.
Le 8 avril, l'Union européenne inscrit toutes les compagnies aériennes certifiées au Bénin sur sa liste noire. Les appareils, jugés dangereux, sont interdits de vol dans tous les États membres de l'Union.
En juillet, de graves inondations, qui touchent essentiellement le sud du pays, font plus de vingt mille déplacés ; plusieurs agences des Nations unies intensifient leurs efforts pour soutenir le gouvernement béninois, à court de trésorerie.
Nancy Ellen LAWLER
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