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BÉNIN Chronologie (1990-2008)

En février 1990, la Conférence de réconciliation nationale réunie par le président Mathieu Kérékou, au pouvoir depuis octobre 1972, retire au chef de l'État la plupart de ses pouvoirs. Mathieu Kérékou doit nommer Premier ministre l'ex-dissident Nicéphore Soglo, ancien fonctionnaire de la Banque mondiale. Après l'adoption d'une nouvelle Constitution en décembre 1990, l'élection présidentielle en mars 1991 fait de Mathieu Kérékou le premier dirigeant d'Afrique continentale chassé par les urnes. Nicéphore Soglo est élu président avec 68 p. 100 des voix ; il s'entoure de technocrates. En juillet 1992, il réclame un « nbsp ;plan Marshall pour l'Afriquenbsp ; », mais il doit compter avec la faiblesse de l'économie, le mécontentement récurrent des étudiants, l'opposition de certains militaires (tentatives de coup d'État en mai et juillet 1992) et les tensions sociales suscitées par l'annonce d'une réduction de 20 p. 100 des effectifs du secteur public. Il peut néanmoins compter sur le F.M.I., qui approuve en mars 1993 un prêt de 65 millions de dollars pour soutenir un plan de redressement en quatre ans (1992-1995). Ayant modifié le gouvernement en septembre, le président Soglo surmonte en octobre quelques troubles dans sa majorité.

Les relations diplomatiques avec Israël, interrompues en 1974, reprennent en 1993.

Le 11 janvier 1994, les dirigeants des quatorze États africains appartenant à la zone franc (dont le Bénin) annoncent la dévaluation de 50 p. 100 du franc CFA.

Le 28 mars 1995, lors des élections législatives, la majorité présidentielle n'obtient que 31 sièges sur 83, dont 20 reviennent au parti du président Soglo, la Renaissance du Bénin. Majoritaire, l'opposition reste divisée. Le Parti du renouveau démocratique du président de l'Assemblée sortante, Adrien Houngbédji, remporte 19 sièges. Les partisans de l'ancien président Mathieu Kérékou font leur entrée au Parlement, avec 12 élus. Le parti d'Albert Tévoèdjré, Notre Cause commune, jusqu'alors première formation de l'opposition, n'obti […]

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