3. Productions. Réserves
La France est restée à la tête de la production mondiale de bauxite jusqu'en 1939. Après un pic atteint en 1973 (3,3 millions de tonnes [Mt]), sa production n'a ensuite jamais cessé de décroître pour s'arrêter quasi définitivement en 1991. La raison en est à la fois un épuisement des gisements de type karst (donc ponctuels) et, d'autre part, par la découverte à l'étranger de minerais latéritiques qui occupent souvent de très vastes superficies ; 90 p. 100 des tonnages connus actuellement dans le monde appartiennent à des gisements latéritiques. L'Australie se trouve largement en tête de la production de bauxite, suivie par la Guinée, le Brésil, la Jamaïque, la Chine... dont l’ordre varie selon les années.
Bien que l'appréciation des réserves (estimées entre 55 et 75 milliards de tonnes) soit souvent difficile, il est indubitable qu'elles se trouvent concentrées dans les gisements latéritiques de quelques pays d'Amérique du Sud (33 p. 100), d'Afrique (27 p. 100), d'Asie (17 p. 100) et d'Océanie (13 p. 100). Au total, ce sont donc seulement huit pays qui possèdent 90 p. 100 des réserves du monde (tabl. 1).
La comparaison des productions et des réserves depuis 1945 montre une évolution sensiblement parallèle des tonnages, de sorte que, au fil des années, la durée de vie des réserves mondiales connues est toujours restée située entre 150 et 300 ans. Dans l'état actuel des connaissances, cette constatation apparaît encourageante, du moins pour ce qui concerne le « marché physique » de l'aluminium.
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