Au début de la guerre de Succession d’Autriche, Frédéric II attaque l’armée de Wilhelm Reinhard Neipperg, à Mollwitz (Silésie), le 10 avril 1741. Il étrenne, dans l’ordonnance de ses troupes, un agencement spécial, dotant l’infanterie, déployée en ordre mince (3 rangs) au centre, de petits canons de trois livres devant chaque bataillon, et intercalant deux bataillons de grenadiers dans les escadrons de sa cavalerie, à l’exemple de Gustave-Adolphe, ou sur le conseil du général Schmettau qui sait que les Autrichiens s’en remettent à leur cavalerie.
Effectivement, malgré la préparation d’artillerie prussienne, la cavalerie autrichienne charge à la lance et au sabre, balaie d’a bord la grosse artillerie, puis la cavalerie du roi de Prusse, mais dans une mêlée furieuse et au prix de pertes énormes. L’infanterie prussienne a tenu. Elle se met alors en mouvement, renversant le sort de la bataille. Son étonnante discipline et le feu terrible de son artillerie font reculer la cavalerie autrichienne, qui, elle, n’ a jamais eu le soutien de sa propre infanterie.
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