Après leur raid victorieux sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, les Japonais s'imposent comme les maîtres des mers et des airs dans le Sud-Est asiatique. L'amiral Yamamoto Isoroku, qui dispose de 200 bâtiments et de 600 avions, décide une attaque contre l'île de Midway, située à 2 000 kilomètres au nord-ouest des îles Hawaii, clé de voûte de la défense américaine dans le Pacifique, après la chute de Guam et des Philippines. Alerté par ses services de renseignements qui ont déchiffré les communications ennemies, l'amiral américain Chester William Nimitz ordonne, les 27 et 30 mai 1942, aux trois porte-avions mouillés à Pearl Harbor de se diriger vers Midway. Repérés dès le 3 juin par deux avions de reconnaissance, les Japonais lancent, le lendemain à l'aube, une première vague de bombardements sur Midway, à laquelle ripostent, sans succès, les appareils basés sur l'île. Mais à ces derniers succèdent une cinquantaine de bombardiers embarqués qui parviennent à couler les quatre porte-avions japonais. Tournant de la guerre dans le Pacifique, cette victoire américaine marque la fin de la primauté des croiseurs et cuirassés dans les combats navals, au profit des porte-avions.
Paul VILLATOUX
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