Remportée de justesse contre la deuxième coalition par Napoléon pendant la seconde campagne d'Italie, la bataille de Marengo
, à 5 kilomètres environ au sud-est d'Alessandria (Piémont), met aux prises 28 000 Français et 31 000 Autrichiens sous les ordres du général Michael Friedrich von Melas. Cette victoire aboutit à l'occupation française de la Lombardie jusqu'au fleuve Mincio et renforce l'autorité de Napoléon en France, tant auprès des civils que des militaires.
Photographie
Bataille de Marengo Le 14 juin 1800, ce n'est qu'avec l'arrivée in extremis du corps d'armée de Desaix que Napoléon peut retourner la situation et l'emporter sur les Autrichiens. Huile sur toile de Louis-François Lejeune (1775-1848). Château de Versailles.
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Napoléon fait franchir à son armée plusieurs cols alpins en mai, empêchant ainsi Melas de communiquer avec l'Autriche. Melas concentre ses troupes à Alessandria pour affronter les Français. Napoléon avait mal localisé les forces de Melas, les croyant à Turin, à plus de 80 kilomètres à l'ouest. Lorsque Melas attaque, les forces françaises sont dangereusement étirées. 18 000 soldats français sont d'abord dominés par les Autrichiens et, à 3 heures de l'après-midi, ils ont dû reculer de près de 7 kilomètres. Melas, pensant tenir la victoire, cède le commandement à un subordonné et part vers Alessandria. La lenteur de la poursuite menée par les Autrichiens permet à Napoléon de regrouper ses forces jusqu'à l'arrivée en renfort de 10 000 hommes, dont la plupart appartiennent au corps d'armée du général Desaix. À 5 heures de l'après-midi, la furieuse contre-attaque française, dont une des premières victimes est Desaix lui-même, oblige les Autrichiens à battre en retraite. Les pertes autrichiennes se montent à 7 500 soldats blessés ou tués et 4 000 prisonniers. Les pertes françaises à 6 000. Le jour suivant, Melas signe un armistice.
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