Le 11 septembre 1709, La bataille de Malplaquet, entre les 65 000 Français de Villars et les 75 000 alliés de Marlborough et du prince Eugène, est indécise, mais elle sauve la France d'une invasion. C'est la confrontation, sur un front de 5 kilomètres à la frontière des Pays-Bas, de deux lignes d'infanterie de faible profondeur, donc sans véritable force de choc, et immobilisées par leur trop long développement. On assiste à un ensemble d'assauts frontaux sans coordination, et sans exploitation possible. On a parlé d'une « tirerie » inutilement meurtrière. Les cavaleries ne jouent plus aucun rôle.
L'intérêt majeur de la bataille est de révéler de manière éclatante le blocage tactique entraîné par l'ordonnance en « ligne mince », et de déclencher pour un demi-siècle une intense et féconde réflexion sur le rôle du fer et du feu, sur l'ordre mince, l'ordre profond et la colonne, sur la « grande tactique », la « petite guerre », sorte de guerre d'usure, et le siège des places.
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