Le 11 septembre 1709, La bataille de Malplaquet, entre les 65 000 Français de Villars et les 75 000 alliés de Marlborough et du prince Eugène, est indécise, mais elle sauve la France d'une invasion. C'est la confrontation, sur un front de 5 kilomètres à la frontière des Pays-Bas, de deux lignes d'infanterie de faible profondeur, donc sans véritable force de choc, et immobilisées par leur trop long développement. On assiste à un ensemble d'assauts frontaux sans coordination, et sans exploitation possible. On a parlé d'une « tirerie » inutilement meurtrière. Les cavaleries ne jouent plus aucun rôle.
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Bataille de Malplaquet Le dispositif en ligne mince des Français (en habit blanc) à Malplaquet, petit village au situé sud de Mons, le 11 septembre 1709. Leur résistance face à l'armée des coalisés (Anglais, Hollandais, Portugais) supérieure en nombre permit de stabiliser une situation compromise dans le Nord depuis la dé……
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
L'intérêt majeur de la bataille est de révéler de manière éclatante le blocage tactique entraîné par l'ordonnance en « ligne mince », et de déclencher pour un demi-siècle une intense et féconde réflexion sur le rôle du fer et du feu, sur l'ordre mince, l'ordre profond et la colonne, sur la « grande tactique », la « petite guerre », sorte de guerre d'usure, et le siège des places.
Jean-Pierre BOIS
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