La vallée de la Little Bighorn fut le théâtre de la plus cinglante défaite de l’armée fédérale des États-Unis, au cours de l’ultime guerre indienne. À la fin de 1875, un grand nombre de Sioux et de Cheyennes quittent leur réserve, soumise aux incursions croissantes des colons attirés par l’or des montagnes sacrées des Black Hills (Dakota du Sud), en violation du deuxième traité de Fort Laramie signé en 1868 par le chef oglala Red Cloud et le général Sherman. Ils se concentrent au sud du Montana, sous l’égide de Tatanka Iyotake (Sitting Bull), et de Ta-Sunko-Witko (Crazy Horse). Sur instruction du général commandant en chef de l’Ouest Philip Sheridan, trois colonnes de l’armée convergent sur leur camp. Commandant l’une des avant-gardes, le colonel Custer, héros de la guerre de Sécession ivre d’ambitions politiques, décide d’attaquer sans attendre les renforts. Deux cent soixante-quatre hommes du 7e régiment de cavalerie succombent face aux forces réunies des Dakotas, Cheyennes et Arapahos, trois fois plus nombreux et mieux armés (carabine à répétition Winchester). À huit jours des cérémonies du centenaire de l’indépendance, cette défaite est une humiliation intolérable. Les représailles sont massives et brisent la résistance indienne en moins d’un an. La grande réserve sioux entre Wyoming et Dakota est démantelée, les Black Hills ouvertes à la colonisation.
Photographie
Little Bighorn : cimetière Le cimetière militaire de Little Bighorn River. Le 25 juin 1876, un détachement de plus de deux cent cinquante hommes du 7e de cavalerie commandé par le colonel Custer fut anéanti par les Indiens Dakota, Cheyenne et Arapaho.
Crédits: Randy Wells, Tony Stone Images Consulter
Christian HERMANSEN
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