Depuis le règne de Soliman le Magnifique (1521-1566), la suprématie navale en Méditerranée appartient aux Turcs. Son successeur, Sélim II, entreprend la conquête de Chypre : le 1er août 1571, les Vénitiens de Famagouste capitulent, ce qui provoque un grand émoi en Europe. La république de Venise réagit en s'alliant au pape Pie V et au royaume d'Espagne : c'est la « Sainte Ligue ». Une flotte chrétienne de plus de deux cents galères est alors constituée et placée sous la direction de don Juan d'Autriche, fils naturel de Charles Quint et demi-frère du roi d'Espagne Philippe II. Le 7 octobre 1571, dans le golfe de Patras, la coalition hispano-vénitienne inflige une sévère défaite à la flotte ottomane, dirigée par le grand-amiral Alī Pacha. Seuls une trentaine de navires turcs échappent à la destruction. Malgré sa célébrité, cette victoire navale chrétienne eut peu de conséquences dans le rapport des forces en Méditerranée : en effet, dès 1573, la conquête turque de Chypre est consacrée par un traité de paix passé entre l'empire ottoman et Venise. Et, en 1574, avec l'aide de leur marine qu'ils ont eu le temps de reconstituer, les Ottomans s'emparent de Tunis qui appartenait aux Espagnols.
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Bataille de Lépante Le 7 octobre 1571, au large de Lépante (Grèce), une coalition des puissances chrétiennes organisée par le pape Pie V et commandée par le prince espagnol don Juan d'Autriche écrase la flotte turque d'Ali Pacha. Jost Amman, La Bataille de Lépante, 1571. Gravure sur bois colorée avec rehauts d'or. Staatliche Museen Preussischer Kulturbesitz, Kupferstichkabinett, Berlin.…
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Pascal BURESI
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