3. L'évêque et le théologien
L'administration exemplaire de ses monastères attire sur Basile l'attention de l'évêque de Césarée, Eusèbe, qui, vers 364, lui fait accepter le sacerdoce. Basile lui succède en 370. Son épiscopat ne dure qu'un peu plus de huit ans, puisqu'il meurt le 1er janvier 379, mais son activité est prodigieuse. En même temps qu'il fonde des hôpitaux et des hospices, il se lance dans la lutte contre l'hérésie arienne, alors soutenue par l'empereur Valens.
Pour défendre la foi catholique, Basile composa des traités dogmatiques, surtout le Traité du Saint-Esprit. Théologien, il n'est pas un auteur facile. On est alors au plus vif des controverses sur la Trinité.
Il prend bien soin d'éviter les expressions brutales ou équivoques. Cette prudence a incité certains critiques à prétendre que Basile avait été, au fond, un semi-arien, c'est-à-dire qu'il aurait vu dans la Trinité une similitude et non une unité de substance. Cette opinion repose sur une analyse trop rigide de ses écrits, elle ne tient compte ni des idées de ceux auxquels Basile s'adresse, ni du point de vue cher aux Pères grecs, qui, dans la Trinité, préfèrent insister davantage sur la distinction des personnes que sur l'unité de substance.
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