Peintre de portraits, Van der Helst est né à Haarlem et il est mort à Amsterdam où il s'était installé avec sa famille, dès 1627. Il fut le portraitiste à la mode de la riche bourgeoisie d'Amsterdam, et cet engouement pour sa peinture durera tout au long du xviiie siècle. Les nombreux tableaux connus de lui, très souvent signés et datés, s'échelonnent entre 1634 et 1669. Jusqu'en 1648 environ, ses portraits, par leur réalisme, leur élégante sobriété (fonds neutres, chromatisme limité au noir, au gris et au blanc du linge et des dentelles), se réclament de ceux d'Elias auprès de qui Van der Helst a certainement été formé après son arrivée à Amsterdam. Contrairement à ce que l'on a parfois prétendu, il n'a pas été l'élève de Frans Hals, dont il n'a d'ailleurs ni la touche libre, ni le sens du clair-obscur : l'exécution serrée, au contraire, et l'effet graphique renvoient bien à Elias. Et si Hals a exercé, indirectement, une certaine action sur lui comme sur tous les portraitistes hollandais des années trente, cette action se conjugue avec celle, indéniable, de Rembrandt (lui-même installé à Amsterdam depuis 1631 et dont les portraits avaient aussitôt attiré une nombreuse clientèle) ; certaines effigies du début de la carrière de Van der Helst, comme le beau Portrait d'homme (chez Sedelmayer en 1901), reprennent des formules maniéristes (le format ovale, par exemple) que l'on retrouve chez Hals et chez Rembrandt. À ce dernier, l'artiste empruntera encore le goût des mises en page monumentales : visages de profil, coude formant un angle en avant pour « asseoir » plus efficacement la figure, comme dans le Portrait d'une dame (musée de Columbia), et l'introduction dans les attitudes de plus de naturel et d'animation, comme dans le Portrait d'homme à sa table de travail (musée Boymans, Rotterdam). C'est encore à l'ascendant de Rembrandt que Van der Helst doit certainement la force psychologique et le traitement subtil du modelé du visage par la lumière de quelques admirables Portraits de dames […]
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