2. Barres de débouchés
Les barres d'estuaires, et leurs homologues du précontinent, sont façonnées, non par les houles seules, mais, surtout, par les courants.
• Barres d'estuaires
Ce sont des accumulations marines qui se constituent, un peu en avant de l'embouchure d'un fleuve, par le refoulement vers le large des sédiments qui cheminent le long de la côte. Le phénomène est dû, soit aux eaux fluviales proprement dites, soit, plus souvent, au reflux des eaux marines entrées dans l'estuaire à la faveur de la marée. Le fait se produit d'ailleurs avec une particulière netteté devant les rias qui ne reçoivent guère d'eaux continentales. Ces barres rendent l'entrée des navires dans ces goulets souvent difficile, parfois dangereuse d'autant plus qu'elles sont instables et que seuls les pratiques du port peuvent en suivre tous les déplacements. Une dérive littorale importante, apportant du sable en abondance devant l'embouchure, est la condition du maintien de telles barres : celle qui gênait autrefois le port du Guilvinec (Finistère) n'a pas reparu après avoir été détruite par dragage, parce qu'elle était bien séparée des plages voisines. Celles des passes de Lorient sont plus difficiles à vaincre parce que le plateau sableux est vaste (fig. 4). Celle de la rivière d'Étel, la plus célèbre, est actuellement indestructible, parce qu'elle fait partie d'une plage arquée d'une trentaine de kilomètres de long.
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