Fils de l'empereur Khai-Dinh de la dynastie des Nguyên, Bao-Dai succède à son père le 5 novembre 1925. Il poursuit ses études en France jusqu'en 1932. L'année suivante, il déclare vouloir assumer lui-même la charge du pouvoir et supprime la fonction de Premier ministre. Ses premières mesures témoignent de sa volonté d'agir avec le concours de son peuple : il instaure la monarchie constitutionnelle et tente de réformer le mandarinat, la justice et l'enseignement. Mais ce réformiste prudent se heurte à l'opposition de l'administration coloniale française. Pourtant, Bao-Dai apparaîtra comme l'homme des Français. Sa volonté d'occidentaliser le pays allait de pair avec le désir de ménager la puissance coloniale qui, elle, aspirait au maintien du statu quo. Cela ne pouvait que faire avorter ses projets. Dès lors, le prestige de la monarchie, déjà miné, s'écroule et le flambeau du nationalisme passe aux mains des communistes. Le 11 mars 1945, sous la pression des Japonais qui viennent d'occuper le pays, Bao-Dai dénonce les traités de protectorat conclus avec la France et affirme son attachement à la « grande Asie orientale ». Il abdique lors de la proclamation de la république du Vietn […]
