3. Les réformes du système financier
• Renforcement de la coordination internationale
Le 15 novembre 2008, le G20 a réuni, dans la capitale américaine, les chefs d'État ou de gouvernement des dix-neuf principales économies dans le monde ainsi que le président de la Commission européenne. Considérant que la gravité de la crise financière s'expliquait aussi par le manque de coordination internationale, le G20 a développé un long catalogue de mesures visant à réformer certaines institutions internationales telles que le F.M.I. et l'International Accounting Standard Board (I.A.S.B.), à amender des pratiques professionnelles (notamment le recours aux paradis fiscaux, les échanges de gré à gré de produits dérivés complexes et les rémunérations des financiers), enfin à renforcer la légitimité de l'instance internationale de coordination de toutes ces initiatives, le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board), en l'ouvrant aux pays émergents.
Dans la même veine, et dans la continuité des conclusions du rapport Larosière remis en 2009, la Commission européenne a mis en place, en janvier 2011, trois autorités de surveillance des activités financières. L'Autorité bancaire européenne, l'Autorité européenne des valeurs mobilières et l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles devront œuvrer, chacune dans son domaine, à la mise en œuvre coordonnée des règles communautaires alors que le Conseil européen du risque systémique, sous la tutelle de la Banque centrale européenne, veillera à la cohérence de la supervision financière dans son ensemble.
Le gouvernement des États-Unis a promu des initiatives similaires, mais plus cohérentes dans la mesure où elles s'inscrivent dans une seule loi, applicable à une seule juridiction. Surtout, le Dodd-Franck Act de 2010 est la seule initiative réglementaire qui envisage la dissociation des activités de spéculation pour compte propre du reste des activités bancaires.
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