6. Les infrastructures, électricité et transports
À partir de 1980 s'amorce un déséquilibre, qui ne cesse de s'aggraver, entre la croissance globale de l'économie et celle de la production d'électricité. Partant de très bas, la hausse sensible apparue après 1980 reste loin des besoins. En 2000, la consommation d'électricité par habitant est l'une des plus basses du globe.
Faute de dépenses d'entretien et d'investissements, la capacité installée, déjà faible, ne peut être pleinement utilisée (tableau 3). Les vols de courant, le non-paiement des factures d'électricité accentuent encore les pertes, qui totalisent 35 p. 100 de la capacité installée. Les ports, les usines, les pompes d'irrigation souffrent de longues pannes de courant ou de baisses de tension. Comme en Inde, les tarifs électriques sont trop bas, ce qui restreint encore les capacités d'entretien.
En substance, les tâches sont doubles : rénover les anciennes centrales, ainsi que les systèmes de transmission et de distribution, procéder à de nouveaux investissements.
Des discussions aigres-douces entre la Banque mondiale et l'Asian Development Bank, d'une part, et le gouvernement, de l'autre, ont conduit à la suspension pour un temps de certains projets de centrales.
Des mesures de privatisation du secteur électrique sont en cours, mais progressent lentement. Le gouvernement fait appel aux capitaux privés étrangers pour de nouveaux projets. D'anciennes centrales sont enfin en voie de rénovation. Les générateurs privés disposent, en 1999, de 600 mégawatts de capacité. Utilisant du pétrole pour fonctionner, ils représentent des charges d'importations.
Les dysfonctionnements devaient un peu s'atténuer en 2002, avec l'entrée en service de nouvelles centrales d'une capacité de 1 200 mégawatts, mais le déséquilibre entre l'offre et la demande n'est pas près de se résorber. Or la fourniture adéquate d'électricité pourrait accroître la production industrielle de 10 à 15 p. 100.
De longue date, le Bangladesh assure 85 p. 100 de sa production électri […]
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