Le 4 décembre 1990,le chef de l'État, le général Mohammed Ershad, en butte à un mouvement de protestation organisé par les partis d'opposition, annonce sa décision de démissionner de ses fonctions. Il était arrivé au pouvoir en mars 1982, après un coup d'État. Le 5, Shahabuddin Ahmed, président de la Cour suprême, est nommé vice-président à titre intérimaire par les partis d'opposition. Le Parlement est dissous le 6, et des élections sont prévues pour mars 1991. Le 12, le général Ershad est arrêté et placé en résidence surveillée. Il est accusé de trafic d'or et de détournement de fonds publics.
Le 27 février 1991, des élections démocratiques sont organisées pour la première fois depuis l'indépendance. C'est le Parti national du Bangladesh (B.N.P.) de la bégum Khaleda Zia, veuve du président Ziaur Rahman, assassiné en 1981, qui arrive largement en tête avec 140 sièges sur les 300 à pourvoir. Il devance la Ligue Awami de Sheikha Hasina Wajed, fille de Mujibur Rahman, fondateur et premier chef d'État du Bangladesh, assassiné en 1975, qui n'obtient q […]
