La bande passante désigne la bande de fréquences de signaux sinusoïdaux qu'un appareil (par exemple un amplificateur) ou un milieu (par exemple une fibre optique ou l'atmosphère) est capable de transmettre avec une plage de gain (quand le signal est amplifié) ou d'atténuation qui se situe dans une fourchette donnée, en général exprimée en décibels (db). Par exemple, une bande passante à 3db (qui est en général la valeur implicite quand il n'y a pas d'autre précision) désigne la plage de fréquences où le signal de sortie se situe entre une valeur nominale (Vn) et une fraction de celle-ci, ici Vn divisée par racine carrée de 2. Pour une bande à 6 db, la sortie se situe alors entre Vn et Vn/2.
La notion de bande passante est importante en électronique et en physique car elle indique la capacité des systèmes ou des milieux à transmettre sans déformation des signaux complexes. En vertu du théorème de Fourrier, un signal de forme complexe peut en effet être décomposé en une somme de signaux sinusoïdaux purs de différentes fréquences, l'ensemble de ces dernières constituant le spectre de Fourrier du signal. Plus la largeur de la bande passante d'un système est proche de la largeur du spectre de Fourrier d'un signal, plus ce système est capable de transmettre fidèlement (c'est-à-dire sans déformations) ce signal.
Par extension, on a tendance à appeler aujourd'hui bande passante le débit binaire qu'un système (par exemple, une liaison ADSL, asymmetric digital subscriber line) est capable de transporter. On dit ainsi qu'une liaison ADSL a une bande passante de 2 ou 8 Mbit/seconde. Des formules complexes (formules de Nyquist, de Hartley et de Shannon) lient en fait le débit binaire qu'on peut transmettre sur une liaison à la bande passante, à l'atténuation et au bruit électrique de cette liaison.
René WALLSTEIN
Retour en haut



